La communauté scientifique européenne unit ses forces pour percer les secrets de la matière
Le projet européen European Nuclear Science and Applications Research - 2 (Ensar2) rassemble une trentaine de laboratoires européens répartis sur quinze pays dans les domaines de la physique nucléaire fondamentale et appliquée. Soutenu par la Commission européenne et coordonné par le Grand accélérateur national d'ions lourds (Ganil, CNRS/CEA), il financera l'accès des équipes européennes aux infrastructures de recherche et favorisera les échanges. Les expériences ainsi menées permettront de mieux comprendre la structure et la genèse de la matière. Le projet a démarré en mars pour une durée de quatre ans.
Pour mener leurs recherches en physique nucléaire, les chercheurs européens ont accès à toute une palette de grandes infrastructures de recherche proposant des faisceaux d'ions de nature et énergie variées. Grâce à ces installations, ils étudient par exemple les forces nucléaires qui interagissent entre les briques élémentaires des noyaux atomiques (les protons et les neutrons) ou la synthèse primordiale des éléments et de leurs différents isotopes dans les étoiles. Leur savoir-faire en instrumentation trouve de nombreuses applications dans d'autres disciplines, comme par exemple l'archéologie ou la médecine.
Les grandes infrastructures européennes pour la recherche nucléaire sont mondialement connues et très complémentaires. Pour maintenir le haut niveau scientifique et technique de ces installations, la communauté des physiciens nucléaires européens poursuit ses efforts pour une utilisation efficace des équipements existants et pour le développement de nouvelles infrastructures, nécessaires à l'ambitieux programme scientifique qu'ils se sont fixé. Pour cela, la communauté scientifique s'appuie sur le Comité de collaboration européen de physique nucléaire (NuPECC) et bénéficie d'un soutien financier important de la part des organismes de recherche et de l'Union européenne.
Une communauté de presque 3 000 chercheurs et ingénieurs
Ainsi de 2010 à 2014, le projet European Nuclear Science and Applications Research (Ensar) a permis de coordonner et de financer en partie les efforts d'environ 1 800 physiciens nucléaires européens, dans le but de leur faciliter l'accès à sept grandes installations expérimentales
Le projet Ensar2 a pris la suite d'Ensar. Egalement financé par la Commission européenne
Le projet Ensar2 a démarré en mars 2016 pour une durée de quatre ans. Financé par la Commission européenne à hauteur de 10 millions d'euros et coordonné par le Ganil, le projet rassemble quinze pays : Allemagne, Autriche, Belgique, Espagne, Finlande, France, Grèce, Hongrie, Italie, Pays-Bas, Pologne, Portugal, Roumanie, Royaume-Uni et Suisse.
Les laboratoires français participant à Ensar2 sont :
- le Centre d’études nucléaires de Bordeaux Gradignan (CENBG, CNRS/Université de Bordeaux)
- le Centre de sciences nucléaires et de sciences de la matière (CSNSM, CNRS/Université Paris Sud)
- le Grand accélérateur national d’ions lourds (Ganil, CNRS/CEA)
- le Laboratoire de physique corpusculaire de Clermont-Ferrand (LPC Clermont, CNRS/Université Blaise Pascal)
- le Laboratoire de physique subatomique et cosmologie (LPSC, CNRS/Université Grenoble Alpes/Grenoble INP)
- l’Institut de physique nucléaire d’Orsay (IPNO, CNRS/Université Paris Sud)
- l’Institut pluridisciplinaire Hubert Curien (IPHC, CNRS/Université de Strasbourg)
- l’Institut de recherche sur les lois fondamentales de l'Univers (Irfu, CEA)
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